Le diamantaire
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Interview Street Art: Le Diamantaire de la rue parisienne !

Le diamantaire

Suite à son premier solo show en avril dernier à la Republic Gallery, nous avons souhaité rencontrer le diamantaire pour mieux le connaitre, et en savoir plus sur sa manière de travailler.

Artiste multidisciplinaire, Le Diamantaire puise la matière première de son travail presque exclusivement dans des objets de récupération.

Sa matière de prédilection : des miroirs trouvés dans la rue qu’il taille et peint pour les détourner de leur utilisation. Après avoir métamorphosé ces rebuts en diamants, l’artiste pare les murs de la ville de leurs reflets en les rendant à la rue, comme un cadeau.

Sneak-Art : Bonjour le diamentaire, peux-tu te présenter et me parler de tes activités artistiques ?

Le Diamantaire : Tout d’abord, je me présente, je me prénomme le Diamantaire, j’ai 25 ans, j’habite Paris et je suis street artist.

Comme mon nom le précise, j’embellie les villes de diamants faits de miroirs de récupération qui sont ensuite peints et enfin collés sur les murs.

Sneak-Art : Est-il vrai que ton parcours est assez atypique?

Le Diamantaire : Je ne dirais pas atypique, car il n’y a pas de parcours prédéfini. J’ai commencé par le graffiti à l’âge de 13 ans. Ne me retrouvant pas dans le mouvement hip hop, j’ai laché l’affaire et surtout par manque de talent. Je me suis ensuite tourné vers le pochoir, qui m’a bien fait avancer en termes de technique, compréhension des couleurs et de la composition. Au bout d’un temps j’ai eu l’impression d’avoir fait le tour du truc, je me suis lassé. J’ai surtout était lassé de pas avoir trouvé un vrai style je crois. Mais je ne regrette pas toutes ces périodes car elles m’ont fait avancer et ouvert mon esprit à plus de choses. C’est vrai que mes diplômes professionnels mon amené très vite à travailler la matière.

C’est un manque que j’avais dans le pochoir et le graffiti.

RepublicGallery-Diamantaire-2013

Sneak-Art : Donc, tu es un artiste, et maintenant un street-artiste, qu’est-ce que tu aimes le plus dans tout ça?

Le Diamantaire : Je dirais que je suis un street artist devenu «artiste». Être street artist est facile mais être artiste est beaucoup plus difficile. Le street artist n’attend rien en retour, il est égoïste car il fait son truc dans son coin et ne demande rien à personne, mais généreux par le don de son oeuvre au passant. Je pense que l’on ne naît pas artiste mais que l’on le devient. Être artiste c’est être reconnu par ses pères, on ne s’autoproclame par artiste, c’est beaucoup trop prétentieux. Personnellement, j’ai du mal avec ce qualificatif, je trouve que je n’ai pas la légitimité pour être artiste. Je pense l’avoir dans la rue mais pas en galerie, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir. Mais dans les deux cas je m’éclate !

La rue est pour moi le sentiment d’être vivant et d’exister et surtout d’offrir quelque chose à tous. La galerie c’est le sentiment que l’oeuvre puisse perdurer et surtout d’expérimenter de nouvelles choses. Je n’ai pas de préférence, je m’éclate dans les deux cas et j’ai toujours l’impression d’offrir.

diamant art urbain

Sneak-Art : Comment t’es venue cette idée? Pourquoi un diamant?

Le Diamantaire : L’idée est venue après toutes ces années d’expérimentations dans le graffiti et le pochoir. J’ai beaucoup analysé les différents types de styles dans le graffiti et surtout le comportement des gens face à ça. J’ai vite compris que le graffiti n’était pas compris par la plupart des gens et qu’ils en avaient un avis plutôt négatif.

Le graffiti est trop destiné aux personnes qui le comprenne ou qui prennent le temps de le comprendre et de l’apprécier. Selon moi, l’art de rue est l’art du peuple. Il est gratuit, facile d’accès et touche toutes les classes. Par ma démarche du diamant, j’ai voulu montrer que cet art est primordial et donne vie à nos rues. Selon moi, c’est un bijou qu’il ne faut pas dénigrer car il représente encore une envie de s’exprimer et de revendiquer. Pour ma démarche, tous les miroirs que j’utilise viennent de la rue. Même les matériaux que j’utilise pour mes travaux en galeries viennent de la rue. Je trouve ça important de garder ce fil conducteur et surtout cette âme qu’est la rue. Je trouve ça intéressant d’avoir un miroir un peu rayé, ça montre qu’il a eu une vie antérieure et qu’il n’est plus destiné à la poubelle. D’un objet délaissé, j’en fais un bijou convoité.

Sneak-Art : Comment définirais-tu ton style ?

Le Diamantaire : Je ne sais pas du tout comment répondre à ça. On me met dans la case street art, mais c’est une dénomination poubelle selon moi. On y met de tout et surtout n’importe quoi. Dans le street art, il y a tellement de styles. Je dirais que je suis un street bijoutier, Je produis des bijoux pour la rue.

Sneak-Art : Comment procèdes tu habituellement quand tu colles dans la rue ?

Le Diamantaire : Je prépare mes diamants à l’atelier, puis quand je pars j’en prends une vingtaine et c’est parti pour le collage. Au final toute les sessions se ressemblent.

Sneak-Art : Comment choisi tu tes endroits ?

Le Diamantaire : Au départ je me suis beaucoup centré sur les zones fréquentées par les touristes et les parisiens. Je voulais qu’un maximum de monde voit mes bijoux. Maintenant, j’élargie mes zones et m’exporte aussi à l’étranger.

diamant street art

Sneak-Art : Qu’est-ce qui fait qu’un collage est réussi selon toi ?

Un collage bien placé, qui perdure et qui n’est pas volé avant tout !

Sneak-Art : Pourquoi avoir choisi la rue comme support d’expression ?

Le Diamantaire : J’ai toujours adoré la rue. J’y ai passé beaucoup de temps étant jeune et j’ai une certaine relation avec elle. Elle m’attire mais je ne veux pas succomber à ses avances. Dans la rue tu côtoies tout le monde, tu fais des rencontres, tu croises des regards. Pour moi, ça a été naturel d’y travailler et je trouve ça plus intéressant que de s’exprimer seulement dans une galerie. Le rapport avec le spectateur est direct et surtout imposé. L’art de la rue fonctionne comme la pub sauf que nous, nous n’avons rien à vendre mais tout à offrir.

Sneak-Art : Quelle est ta relation avec la mouvance street art ?

Le Diamantaire : J’aime cette forme d’expression mais je ne centre pas tout mon intérêt dessus. J’essaye de m’ouvrir au plus de choses possible car tout est bon à prendre pour créer. J’avoue que j’ai découvert le street art en venant à Paris. Auparavant, je connaissais quelques noms mais je n’avais pas conscience du phénomène.

N°801. Rue Colbert. 2e (2)

Sneak-Art : Que penses-tu des nouveaux artistes street art sur Paris ? (Gzup, Combo, Birdy Kids) et est-ce qu’il t’arrive de les croiser la nuit ?

Le Diamantaire : Nouveaux ? Depuis deux ans il n’y a pas eu beaucoup de renouveau je trouve. Je suis même plutôt fier de faire partie de la génération 2011, car il y a beaucoup d’artistes créatifs. J’aimerais parler de

Combo, Milo, Bastek, Gregos, Hopare, Madame, Fred le Chevalier qui sont de vrais artistes selon moi. Nous avons la même énergie et le même esprit pour faire avancer nos projet ensemble. J’ai beaucoup d’ami dans ce milieu et j’adore ça car c’est un milieu qui s’ouvre à tous sans prise de tête.

Sneak-Art : Y a-t-il une scène montante du street art à paris que nous ne connaissons pas encore ?

Le Diamantaire : Montante, je ne sais pas car nous sommes tous en train de tout faire pour que nos projets avancent et qu’ils soient les plus crédibles possibles. Kaï Aspire est venu sur Paris pendant quelques mois, j’espère que vous n’avez pas loupé ses œuvres ? C’est un artiste de qualité avec des oeuvres bien pensées.

Diamantaire - Paris

Sneak-Art : Penses-tu avoir tout vu en matière de street art ?

Le Diamantaire : Je n’espère pas ! Il y a tellement de choses à expérimenter et à faire, la créativité est infinie. Je pense être encore surpris par mes futures découvertes en matière de street, et si mon projet commence à devenir inférieur aux nouvelles générations, je leur laisserai ma place volontiers. Mais pour l’instant, j’y suis et j’y reste !

Sneak-Art : Comment s’est passé ton premier solo show à la republic gallery ?

Le Diamantaire : Ca été une superbe expérience, la galerie est super et le galeriste aussi. Je remercie encore la Republic Gallery de m’avoir fait confiance pour cette expo. J’espère ne pas avoir déçu les personnes qui me soutiennent et surtout surpris, en tout cas j’en suis extrêmement fier.

Fier de vous montrer autre chose que ce que vous voyez dans la rue.

Travailler d’autres médiums, formats, a été un plaisir pour moi.

J’adore me lancer dans la recherche avec de nouvelles matières. J’aime acquérir de nouveau savoirs faire par moi-même. Il n’y a pas de limites dans cet art donc j’en profite. Bien sûr je reste toujours autour du thème du Diamant, mais parfois il perd sa forme de base. Au final, j’ai eu de bon retour qui m’ont donné du courage pour ma future exposition solo.

Atelier - Le diamantaire

Sneak-Art : Pour finir, quels sont tes futurs projets dont tu aimerais nous parler ?

Le Diamantaire : Je ne vous parle de rien, à vous de les découvrir.

Sneak-Art : As-tu un dernier mot pour tes admirateurs ?

Le Diamantaire : Je sais pas si j’ai des admirateurs, je suis loin d’être une star. Mais je remercie tout le monde de me soutenir et de partager mon travail, ça me donne la force d’avancer toujours plus. C’est en partie grâce à eux que les projets existent et qu’ils avancent. Donc tout simplement merci.

Sneak-Art : une dédicace à un collègue street artiste ?

Le Diamantaire : Je crois que je l’ai fait dans les questions précédentes, mais si j’ai oublié du monde vous êtes tous dans le lot. Je le redis encore une fois, mais je suis fier de faire partie  de ce mouvement et cet élan de créativité.

Bonus Vidéo

Photos de l’artiste “Le Diamantaire”

le diamantaire instagram

le diamantaire

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le diamantaire

poste de travail le diamantaire

travail le diamantaire

 

Voici également le photo report de l’exposition “Atelier” du Diamantaire vu par Sneak-Art:

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Auteur du Blog Sneakers Voir tous les articles

Jay

Passionné de Sneakers depuis mon adolescence. J'ai débuté ma collection de basket avec une Air Jordan 7 raptors. Je passe mon temps à dénicher la dernière nouveauté dans l'univers de la Street Culture.